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A l’origine, les Loges se réunissaient dans des tavernes : ce fut le cas pour les quatre Loges anglaises qui, en 1717, fondèrent la Grande Loge d’Angleterre, ce fut aussi le cas avec la première Loge parisienne « Au Louis d’Argent ».
Si nous ne disposons que de peu d’informations sur l’organisation matérielle de ces Loges, les gravures du XVIII° siècle procurent de précieuses indications sur les tenues dans les Hôtels particuliers ou dans les appartements des Frères : pas de mobilier spécifique, les Frères restant souvent debout, à l’exception du Vénérable Maître, seulement des chandeliers et surtout le tapis – ou tableau – de Loge.
Celui-ci représente graphiquement l’ensemble des symboles inhérents à un degré maçonnique ; dans un premier temps, il fut tracé à même le sol à l’ouverture des travaux, puis effacé à la fin de ceux-ci (cette tradition s’est conservée dans certains Rites pratiqués encore de nos jours), avant d’être peint à demeure sur une toile ou une planche.
A la fin du XVIII° et au début du XIX° siècle, les Loges prirent l’habitude de se réunir dans des locaux spécifiques et l’on a pu voir alors apparaître un mobilier permanent souvent orné de symboles maçonniques: fauteuils, chaises, bancs, plateaux,…
Le Musée de la Maison des Maçons ne dispose que de peu de pièces de mobilier ancien de Loge, d’une part, car, créée en 1913, la G.L.N.F. est une jeune Obédience, même si elle incarne la permanence de la Franc-Maçonnerie régulière dans notre Pays, d’autre part, car les Frères se servent quotidiennement du mobilier disposé dans les Temples, enfin, car la profanation des Temples maçonniques par les nazis et leurs séides s’est traduite par la dispersion et la destruction du mobilier et du matériel utilisé en Loge.
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